Cui Cui Cui

Pour aider sa collègue Clara qui ne parvient pas à avoir d’enfant, Sabine se met en quête d’un donneur de sperme.

Durée : 19 minutes et 48 secondes (Court-métrage)
Sortie : samedi 11 juin 2022 à 19h30
Produit par : Géraldine Michelot – Mona Films
Avec Florence Janas, Pauline Lorillard, Niccolo Senni, Lazare Gousseau et William Edimo.
Image : Emilie Monier
Montage : Baptiste Saint-Dizier
Décor : Camille Laading
Assistante à la mise en scène : Camille Honorez
Scripte : Kilian Sturm
Direction de production : François Willig
Régie : Fanny Truant & Loic Michel
Genre(s) : Fiction + Comédie, Humour burlesque, Comédie sociale
Nationalité : France

TÉMOIGNAGE « J’ai fait don de mes ovocytes pour donner des années de bonheur à des futurs parents »

Titre de l’article : TÉMOIGNAGE « J’ai fait don de mes ovocytes pour donner des années de bonheur à des futurs parents »
Date : 31 mai 2022
Auteur : Lisa Grimaud

Lien de l’article : https://www.aufeminin.com/vouloir-un-enfant/temoignage-j-ai-fait-don-de-mes-ovocytes-pour-donner-des-annees-de-bonheur-a-des-futurs-parents-s4043139.html

Merci à Valérie Lavallé pour son beau geste (elle a fait un don d’ovocytes au CECOS CHAMPAGNE-ARDENNE de Reims au printemps 2022) et pour son témoignage.
A noter que cette donneuse d’ovocytes possède aussi une chouette page Instagram : https://www.instagram.com/allomamandodo/

Les paillettes : journal d’un donneur de sperme, épisode 1

Titre de l’émission : Les paillettes : journal d’un donneur de sperme, épisode 1

Lien : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/les-paillettes-journal-d-un-donneur-de-sperme-episode-1-8515742

Date : 24 mai 2022

Résumé
Depuis la nouvelle loi bioéthique ouvrant la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, les centres de PMA ont reçu 3 500 dossiers supplémentaires en 2021. Sensibilisé par un couple d’amies lesbiennes, Clément, 33 ans, envisage de faire un don de sperme. Journal d’un donneur de « paillettes ».

En savoir plus
Chaque année, les centres français de recueil de don de sperme, les CECOS, reçoivent plus de 30 000 dossiers. A ce jour, près de 80 000 enfants sont nés grâce à des donneurs via ces centres publics. Depuis 2021 et la nouvelle loi bioéthique ouvrant la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, la demande a encore augmenté, et les CECOS se retrouvent face à une pénurie de « paillettes » : seuls 300 dons sont effectués chaque année, ce qui est largement insuffisant pour répondre à la demande. Face à cette pénurie, Clément réfléchit à devenir donneur. Il relate les étapes de sa réflexion, au fil de ses rencontres avec Sarah, devenue mère grâce à un don, et avec Vincent, lui-même issu d’un don.

« On avait l’impression d’être sur le Tinder du sperme »
C’est Sarah, une amie de Clément, qui l’a sensibilisé sur le sujet. Sarah a elle-même bénéficié d’un don en 2019, alors même que la PMA était encore interdite aux couples lesbiens. Avec sa compagne, elles ont dû se tourner vers Cryos, une banque de sperme privée domiciliée à l’étranger.
“On s’est rapidement dit qu’on voulait avoir une parentalité sans inclure un tiers personnage. La solution qui nous a semblé la plus naturelle, c’était de faire appel à une banque de sperme.” Sarah
Quand elles découvrent le catalogue en ligne, les deux femmes sont décontenancées. Sarah a l’impression “vertigineuse” de se retrouver face aux “Tinder du sperme” : elle fait défiler des photos de donneurs quand ils étaient enfants, avec descriptions de leur patrimoine génétique, “comme une espèce de CV”. “Ça fait un portrait robot de la personne qui est assez troublant.” Pour éviter toute “discrimination” ou “eugénisme”, un aspect du don de sperme que redoute justement Clément, les deux femmes décident de limiter les critères au strict minimum et tombent d’accord sur un donneur.
“Notre choix s’est porté sur quelqu’un qui acceptait que notre enfant le contacte à sa majorité si elle le souhaitait.” Sarah
Les paillettes du donneur, soit son sperme recueilli dans des sortes de petites pailles en plastique congelées, arrivent dans un colis. Sarah et sa compagne l’ont payé 1000 euros, et le donneur a reçu 50 euros pour son don. Clément n’est pas très à l’aise avec ce côté « catalogue » et la contrepartie financière. C’est pour cela qu’il choisit de se tourner vers les CECOS afin de donner gratuitement.

La question de la levée de l’anonymat
Pendant l’entretien, on demande à Clément si sa compagne est au courant et d’accord avec sa démarche, ainsi que ses antécédents génétiques. “J’ai un peu l’impression de passer en entretien d’embauche où j’aurais peur d’être recalé !” Enfin, on lui parle de la levée partielle de l’anonymat, qui rend possible pour les enfants de connaître l’identité de leur donneur à leur majorité. Troublé par cette information, Clément demande alors à Vincent, qui a appris à l’âge de trente ans qu’il était issu d’une PMA, ce que ça fait d’avoir un père et un géniteur.
“Quand j’ai su que c’était impossible d’en savoir plus sur le donneur, j’ai eu un sentiment d’injustice sociale. Parce qu’il n’y a pas que son identité qui m’était confisquée. C’est aussi l’hérédité. Tous les éléments de santé qui me concernent, mais que je vais aussi transmettre à mes enfants. Et donc je me retrouve avec une moitié de dossier médical quelque part.” Vincent
Vincent décide de mener coûte que coûte son enquête pour retrouver son géniteur, grâce aux tests ADN, alors même qu’ils sont interdits en France. Il lui faut plusieurs années pour retrouver la trace de Raymond.
“Raymond est mon donneur. Je pourrais dire mon père héréditaire ou génétique, mais j’aime pas trop, c’est compliqué, c’est pas joli. Ce que je sais, c’est que c’est mon papa, c’est pas Raymond, c’est Michel, et il le restera. En fait, depuis que j’ai rencontré Raymond, je suis encore plus proche de mon père. Je me sens beaucoup plus solide.” Vincent
Rassuré sur le bien-fondé de cette levée partielle d’anonymat qui lui semble légitime, Clément a tout de même encore quelques interrogations.
“Il y a d’autres questions qui me traversent. Qu’est-ce que je pourrais transmettre génétiquement ? Ma peau mate, la couleur de mes yeux, quelque chose d’autre de mes ancêtres ? Est-ce que je suis certain que je ne donne vraiment que des cellules ? Et puis, il y a un autre problème qui se pose, autrement plus compliqué…”

Merci à Sarah, Vincent, Catherine Guillemain et Chloé Rayneau.

Reportage : Clément Baudet
Réalisation : Emily Vallat
Mixage : Pierre Henry

Pétition en faveur du parrainage

Depuis longtemps, les centres AMP en France pratiquent le parrainage.

Les films qui traitent du don de gamètes évoquent souvent cette pratique (exemple avec le film le Furet) :

En 2020, le Dr Hortense Drapier expliquait pourquoi le parrainage avait été mis en place par les centres AMP.

Pour des raisons morales, de nombreuses personnes et associations demandaient qu’il soit mis fin à la pratique du parrainage.

Dans le procès verbal du conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine du 16 septembre 2021, il est fait mention d’inquiétudes sur le fait que mettre fin à la pratique du parrainage pourrait réduire le nombre de donneuses d’ovocytes.

Comme nous vous l’indiquions dans notre article Règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques d’assistance médicale à la procréation, cette pratique du parrainage est officiellement illégale depuis le 14 avril 2022.

La fin de cette pratique satisfait tous ceux qui militaient pour sa disparition. Cependant, cela génère aussi des inquiétudes et des déceptions. On peut constater la création d’une pétition contestant l’arrêt du parrainage : https://www.change.org/p/don-dovocyte-laisser-nous-le-parrainage

L’auteur de la pétition a écrit au Président de la république et a reçu une réponse.

Essentiel Santé magazine juin 2022

Dans la revue « Essentiel Santé magazine » de juin 2022, se trouve le témoignage de Frédéric Letellier en faveur du don de gamètes. En espérant que cette action de sensibilisation au don encourage d’autres personnes à devenir donneurs.

Accès des hommes trans à l’AMP

La révision de la loi relative à la bioéthique qui a été promulguée le 2 août 2021, a instauré « la PMA pour toutes ». Cela signifie donc qu’une femme célibataire a donc accès à l’AMP avec tiers donneur.

Depuis la loi du 18 novembre 2016, il est possible de changer son genre à l’état civil sans subir de traitement altérant sa fertilité. Il est donc parfaitement possible pour une femme de devenir un homme tout en conservant ses fonctions reproductrices. Cependant, la loi relative à la bioéthique n’autorise pas un homme trans célibaire à avoir accès à l’AMP.

Le 29 novembre 2021, l’association GIAPS (Groupe d’information et d’action sur les questions procréatives et sexuelles) a fait un recours pour excès de pouvoir devant le Conset d’Etat.

Télécharger le recours du 29 novembre 2021 (format PDF)

Un mémoire complémentaire a été produit le 10 février 2022.

Télécharger le mémoire complémentaire du 10 février 2022 (format PDF)

Le 16 mai 2022, le Conseil d’Etat a estimé que le recours était valable du fait qu’il pose une question originale. Le recours a donc été transmis au Conseil constitutionnel.

Télécharger la décision du Conseil d’Etat du 16 mai 2022 (format PDF)

Si le recours devait aboutir, cela signifierait que les hommes trans pourraient bénéficier d’un don de spermatozoïdes.

« Merci d’en parler »

L’Agence de la biomédecine a lancé le 16 mai 2022, une nouvelle campagne de sensibilisation sur le don de gamètes dont le slogan est « Merci d’en parler » #Mercidenparler.

Afin de lancer cette campagne, une émission a été réalisée avec Skyrock.

Il y a beaucoup d’informations intéressantes qui ont été dites durant cette émission.

1. L’identité du donneur

Les personnes issues d’un don ont la possibilité de demander l’identité du donneur et/ou les données non identifiantes du donneur.
Si elle fait le choix de demander l’identité du donneur, elle recevra :
– Nom
– Prénom
– Date de naissance.


2. L’anonymat du don

Les parents d’enfants issus d’un don ne peuvent pas saisir la Commission pour obtenir l’identité du donneur. En revanche, si leur enfant exerce son droit d’accès aux origines, il est susceptible de leur communiquer l’identité du donneur.

Fraude à fertilité

On peut parfois entendre parler dans les médias de « fraude à la fertilité » et je pense intéressant de donner quelques éléments d’explication sur ce terme.

1. Fraude a l’insémination

Des gynécologues ont frauduleusement utilisé leur propre sperme pour inséminer leurs patientes. Pour plus de renseignements sur cette pratique, vous pouvez consulter notre article Quand des tests ADN jettent le trouble sur le recours de gynécologues à leur propre sperme pour des inséminations

2. Vol d’ovocytes

Des gynécologues ont frauduleusement ponctionné des ovocytes et des embryons sur des patientes et les ont ensuite utilisé pour permettre à d’autres femmes d’avoir des grossesses.

C’est par exemple ce qui s’est produit en 1987 à Garden Grove en Californie, dans une clinique dirigée par le docteur Ricardo Asch.