[Droit d’accès aux origines] Communication réciproque de l’identité

1. Fonctionnement du CNAOP

Le CNAOP prévoit une communication réciproque de l’identité entre le parent de naissance et le demandeur.

Capture d’écran de la page d’accueil du CNAOP (https://www.france-enfance-protegee.fr/cnaop/ – capture réalisée en décembre 2025) :

« Je voudrais connaître l’identité de mes parents de naissance mais je ne souhaite pas les rencontrer : est-ce possible ?

La loi du 22 janvier 2002 et le décret du 3 mai 2002 prévoient que la procédure engagée par le CNAOP aboutit à la communication réciproque de l’identité du parent de naissance et de l’identité du demandeur. Cette démarche étant indissociable, vous ne pouvez vous désister par avance d’une partie de la demande. »

2. Fonctionnement de la CAPADD

Une personne issue d’un don peut saisir la CAPADD afin d’obtenir les données d’identité (DI) ainsi que les données non identifiantes (DNI) relatives à son donneur. Lorsque celui-ci a consenti à la communication de ces données, la CAPADD les transmet à la personne issue du don.

En revanche, la CAPADD n’informe pas le donneur de la communication de ses données à une personne issue de son don et ne lui communique aucune donnée concernant cette dernière.

Ainsi, le dispositif permet à la personne issue du don d’obtenir, par l’intermédiaire de la CAPADD, l’identité de son donneur lorsque celui-ci y a consenti, tandis que le donneur demeure dans l’ignorance de l’identité de la personne issue de son don.

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[Droit d’accès aux origines] Mise en relation

1. Fonctionnement du CNAOP

Le CNAOP dispose de la faculté de proposer et d’organiser la mise en relation entre les personnes nées sous X et leur mère de naissance.

Ces mises en relation sont respectueuses des volontés de chacun, avec un accompagnement éthique et institutionnel.

Extrait du rapport annuel 2023 du CNAOP :
« Parmi les 74 mères de naissance qui se sont opposées à la communication de leur identité en 2023, 1 a consenti à une rencontre anonyme* et 1 a consenti à un échange de courriers (en 2022, parmi les 85 mères de naissance qui se sont opposées à la communication de leur identité, 1 avait consenti à une rencontre anonyme* et 6 avaient consenti à un échange de courriers). »

« Rencontres anonymes : rencontres organisées par le CNAOP entre un demandeur et son ou ses parent(s) de naissance lorsque celui-ci (ceux-ci) ne souhaitent pas lever le secret de son/leur identité. Ces rencontres ont lieu en présence de la chargée de mission du CNAOP. »

« Lorsque les parents de naissance sont identifiés et qu’ils sont en vie, les chargées de mission commencent un autre type d’accompagnement, dans la perspective d’une mise en relation. Les chargées de mission contactent le demandeur, afin de l’informer des résultats des investigations menées par le CNAOP et de l’accompagnement dont ils vont pouvoir bénéficier, pour accéder à la connaissance de leurs origines personnelles. Cet accompagnement peut être réalisé par les chargées de mission ou par les correspondants départementaux, mandatés par le CNAOP.

Pour préparer cette mise en relation, elles vérifient d’abord que le demandeur souhaite bien maintenir sa démarche (comme le prévoit l’art. L 147-6). Elles l’informent avec le plus de clarté possible des différentes réactions possibles de la mère ou du père de naissance et de leurs conséquences (refus catégorique de lever le secret, déni, levée de secret …). Elles précisent que si la mère de naissance refuse de lever le secret de son vivant, elles sont dans l’obligation de l’interroger sur sa volonté de maintenir ou non le secret de son identité après son décès et qu’il sera impossible de la contacter une seconde fois si elle le refuse.

Elles évaluent et déterminent avec la personne ses attentes concernant cette prise de contact et sur les informations le concernant qu’il souhaite transmettre à sa mère de naissance (profession, situation familiale, parcours de vie…). Elles recueillent ses questions prioritaires (par exemple les antécédents médicaux, circonstances de sa naissance, description physique de sa mère…). Elles peuvent également lui proposer de rédiger un message écrit ou une lettre qu’elles liront à sa mère de naissance, si celle-ci l’accepte.

Elles s’adaptent au profil du demandeur, à sa temporalité et à sa fragilité, en programmant plusieurs entretiens téléphoniques s’il le souhaite et en lui accordant le délai de réflexion dont il a besoin. Le demandeur est toujours libre de suspendre sa démarche. Elles lui précisent alors qu’il pourra la reprendre à tout moment, quand il souhaitera.

Si le demandeur décide de poursuivre sa démarche, les chargées de mission l’informent sur le déroulement de la prise de contact avec sa mère de naissance, qui se fait par courrier ou par téléphone. Elles s’engagent à l’informer en temps réel des entretiens téléphoniques avec sa mère de naissance et des dates d’envoi des courriers. »

2. Fonctionnement de la CAPADD

La CAPADD se contente de transmettre au demandeur les données identifiantes (DI) et les données non identifiantes (DNI) du donneur se trouvant dans le Registre des dons de gamètes et d’embryons tenu par l’Agence de la biomédecine.

Cela signifie que la CAPADD ne propose aucune mise en relation et ne communique aucune coordonnées.

Les personnes issues du don doivent alors entreprendre seules des recherches qui peuvent s’avérer longues et incertaines.

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L’assistance médicale à la procréation avec don de gamètes : indications, législation, information

Titre : L’assistance médicale à la procréation avec don de gamètes : indications, législation, information
Auteurs : Salomé Gallissian, Jeanne Perrin, Carole Deveze, Pauline Demailly, Audrey Gnisci, Catherine Metzler-Guillemain
Date : septembre 2026
Lien : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1761676X2600369X

Résumé

Le don de gamètes constitue une composante essentielle de l’assistance médicale à la procréation (AMP), permettant aux couples pour lesquels il n’est pas possible de concevoir avec leur propre gamète, ou aux femmes non mariées, de fonder une famille. En France, ce dispositif repose sur un cadre réglementaire et éthique spécifique, profondément remanié par la loi de bioéthique du 2 août 2021. Cette réforme a notamment élargi l’accès à l’AMP aux couples de femmes et aux femmes non mariées, instauré un droit d’accès aux données non identifiantes et à l’identité des tiers donneurs pour les personnes nées d’un don, et autorisé le double don de gamètes. Cet article présente une synthèse actualisée de l’organisation du don de spermatozoïdes et d’ovocytes en France. Il décrit les principales indications médicales du recours au don, le parcours des receveurs et des donneurs, les critères d’éligibilité, les évaluations médicales, génétiques et psychologiques, ainsi que les modalités de recueil, de conservation et d’attribution des gamètes. Les données récentes montrent une forte augmentation de la demande, notamment pour le don de spermatozoïdes, consécutive à l’élargissement des indications, ainsi qu’une progression du nombre de donneurs, bien que les délais d’accès restent importants. Le modèle français repose sur les principes de gratuité, de volontariat et d’anonymat entre donneurs et receveurs, tout en intégrant désormais les droits d’accès des personnes issues d’un don. Face à l’augmentation des besoins, les principaux enjeux concernent le renforcement du recrutement des donneurs, la réduction des délais d’attente et le maintien d’un équilibre entre les impératifs éthiques, les évolutions législatives et les attentes des donneurs, des receveurs et des personnes nées grâce à un don.

Citation : S. Gallissian, J. Perrin, C. Deveze, P. Demailly, A. Gnisci, C. Metzler-Guillemain, L’assistance médicale à la procréation avec don de gamètes : indications, législation, information, Volume 1335, Issue 1, 8/2026, Pages 3-F34, ISSN 1761-676X, http://dx.doi.org/10.1016/j.fpurol.2026.08.002
(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1761-676X(26)00369-X)

Mots-clés : Don de gamètes, Don de spermatozoïdes, Don d’ovocytes, Législation, Loi de bioéthique

Thèse : État des lieux des connaissances sur le don d’ovocytes chez les femmes en âge de donner

Titre de la thèse : État des lieux des connaissances sur le don d’ovocytes chez les femmes en âge de donner

Auteur : Adèle Boissy
Direction : Marion VEYRAC
Date de la soutenance : 13 mai 2026
Jury : Claire BAUDON, Pascale HOFFMANN, Marion VEYRAC, Maude COLOMBINI

Lien : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05732762v1/

Résumé

Objectifs : La France fait face à une pénurie de don d’ovocytes. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les connaissances des femmes en âge de donner sur le don d’ovocytes.

Méthode : Il s’agit d’une étude quantitative, descriptive, déclarative, transversale, monocentrique. Elle s’appuie sur les réponses à un questionnaire diffusé par QR code dans des cabinets médicaux, des centres de santé et sur les réseaux sociaux. Le recueil de données a eu lieu du 9 septembre 2025 au 31 janvier 2026.

Résultats : Nous avons retenu 183 participantes à l’étude. Parmi elles, 153 connaissaient l’existence du don d’ovocytes, soit 83,6%. Selon les intervalles établis, 24 participantes ont obtenu un mauvais niveau de connaissance, 75 un niveau de connaissance moyen et 84 un bon niveau de connaissance. La moyenne des notes obtenues est de 16,9/22, correspondant à un niveau de connaissance moyen.

Conclusion : Les résultats montrent donc que les femmes en âge de donner ont un niveau de connaissance moyen sur le don d’ovocytes. Il serait pertinent de continuer les campagnes sur le don d’ovocytes en multipliant les moyens d’information de la population pour faire augmenter le nombre de don à l’avenir et répondre à cette pénurie.

Mots-clés : Don d’ovocytes, connaissances, assistance médicale à la procréation

Citer : Adèle Boissy. État des lieux des connaissances sur le don d’ovocytes chez les femmes en âge de donner. Gynécologie et obstétrique. 2026. ⟨dumas-05732762⟩

Proposition de loi visant à garantir la neutralité financière du don d’organes par les vivants

Le sénateur Philippe MOUILLER a déposé une proposition de loi visant à garantir la neutralité financière du don d’organes par les vivants.

Liens :
https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl25-458.html
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/DLR5L17N53976

Cette proposition de loi a été adoptée par le Sénat et transmise le 9 juin 2026 à l’assemblée nationale.

Certains donneurs, notamment les donneuses d’ovocytes, bénéficient depuis plusieurs années d’une autorisation d’absence pour effectuer leur don. Dans le cadre de cette proposition de loi, il a été décidé d’étendre ce dispositif à l’ensemble des donneurs, à l’exception notable des donneurs de spermatozoïdes.

« Art. L. 1211-4-1. – Le donneur bénéficie d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens et se soumettre aux interventions nécessaires au prélèvement ou à la collecte d’ovocytes, d’organes et de cellules hématopoïétiques. Lorsque le donneur est salarié, l’autorisation est accordée dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article L. 1225-16 du code du travail. »

Solo Mamma

Édith, journaliste et mère célibataire, voit son quotidien bouleversé lorsqu’elle découvre l’identité du donneur à l’origine de la naissance de son fils : Niels, créateur de jeux vidéo à succès. Troublée par les comportements de son enfant et ce qu’il pourrait avoir hérité, elle provoque une rencontre sous prétexte d’une interview. Rapidement, des liens intimes se tissent, mais plus Édith s’enfonce dans le mensonge, plus elle menace l’équilibre fragile de sa vie.

Titre original Solomamma
Date de sortie : 14 octobre 2026
Genre : Drame
RÉALISATEUR : Janicke Askevold
SCÉNARISTES : Janicke Askevold, Jørgen Færøy Flasnes, Mads Stegger
ACTEURS ET ACTRICES : Lisa Loven Kongsli, Herbert Nordrum, Celine Engebrigtsen

États généraux de la bioéthique 2026 : publication du rapport de synthèse

Après plusieurs mois de débats, le CCNE publie le rapport de synthèse des États généraux de la bioéthique 2026. Ce document restitue la diversité des points de vue exprimés par les citoyens, les professionnels de santé, les chercheurs, les associations et les jeunes sur les grands enjeux bioéthiques contemporains. Il ne constitue pas un avis du CCNE, mais une synthèse des contributions recueillies tout au long de la démarche.

Télécharger le rapport du CCNE 2026 (PDF)

A noter que notre association a été auditionnée par le CCNE.

Extrait de la page 70

« La question de l’anonymat du don et de l’accès à l’identité des donneurs est abordée dans de nombreux échanges. Si des participants se prononcent en faveur de la levée de l’anonymat à la majorité, certains plaident pour un accès plus précoce, dès l’adolescence, en invoquant les enjeux liés à la construction identitaire de l’enfant, ainsi qu’au respect de son droit aux origines. D’autres proposent par ailleurs de laisser aux donneurs la possibilité de choisir leur statut d’anonymat. »

Extrait de la page 72

« Cependant, la pénurie de ressources en gamètes ne devrait pas conduire à limiter le nombre de tentatives d’AMP auxquelles des personnes peuvent prétendre. Plusieurs associations demandent l’interdiction de ce type de limitation et le lancement de campagnes de don de gamètes. Plusieurs associations ont d’ailleurs fait des propositions visant à promouvoir le don de gamètes comme un acte social et relationnel et non strictement médical. Ces propositions peuvent être résumées en plusieurs points : indemniser les donneurs dans un schéma comparable à celui des essais thérapeutiques, leur permettre une autorisation d’absence afin de se rendre aux examens médicaux, revoir les limites d’âge qui s’imposent aux donneurs, autoriser l’importation de gamètes. »

Extrait de la page 73

« Pour certaines associations, le principe de l’anonymat du don de gamètes n’est plus adapté au contexte : à l’ère des tests génétiques, des bases de données et de l’IA, il est désormais impossible de garantir l’anonymat des donneurs et/ou des parents d’un enfant adopté. De plus, le manque d’informations sur ses origines peut conduire à des pertes de chance sur le plan médical, en plus de peser sur la santé mentale de l’enfant. Certaines associations proposent un assouplissement du cadre régissant les demandes d’accès aux informations des donneurs.
L’une propose que les informations de santé du donneur soient accessibles dès la naissance de l’enfant, une autre que les enfants issus d’un don puissent demander l’accès aux données du donneur dès l’âge de 16 ans et une troisième propose de supprimer la condition d’âge pour les demandes d’accès aux origines. Une autre association affirme que la majorité des personnes issues d’une AMP avec tiers donneur, à l’instar des personnes nées sous X, expriment le souhait de rencontrer leur géniteur. »

« Aujourd’hui, les personnes qui ont fait un don avant le 1er septembre 2022 (qui relèvent donc du dispositif légal précédent) ont le choix de lever ou de maintenir leur anonymat, mais elles ne peuvent pas, par exemple, accepter de communiquer des données non identifiantes, tout en refusant de communiquer leur identité. »

« De plus, les personnes ayant donné leurs gamètes avant 2022 sont souvent des personnes âgées et une sollicitation de la CAPADD peut susciter, chez elles, une charge émotionnelle importante. Une association propose donc que ces donneurs bénéficient d’un délai de réflexion et/ou d’un droit de rétractation concernant le formulaire de consentement à la levée de l’anonymat, afin de favoriser un choix libre et éclairé. »

« Une association se montre favorable à l’élargissement des missions du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP), actuellement chargé du droit d’accès aux origines pour les personnes nées sous X, qui pourrait aussi assurer la mise en relation des personnes issues du don avec les donneurs. »

« D’autres demandes d’évolution de la réglementation qui encadre l’anonymat du don sont formulées, par exemple avec la possibilité de lever l’anonymat du donneur à son décès, de transmettre uniquement les données non identifiantes pour tous les donneurs, l’instauration d’une communication réciproque de l’identité ou l’instauration d’un délai de réflexion ou d’un droit de rétractation pour ceux qui souhaitent s’engager dans un don de gamètes. Ces évolutions ne seraient pas rétroactives. »

Extrait de la page 80

« Pour certains experts, le droit d’accès aux origines (le fait que les enfants issus d’un don puissent demander, à leur majorité, des informations non identifiantes ou l’identité du donneur) devrait pouvoir être assorti de la possibilité pour les donneurs qui en font la demande d’accéder à des informations sur l’utilisation de leur don ou sur le nombre d’enfants nés à partir de leur don. La loi ne le permet pas, mais les demandes des donneurs à ce sujet semblent de plus en plus nombreuses. Cette possibilité apparaît comme une piste pouvant encourager de nouveaux donneurs potentiels. »

Autorisation d’absence relative au don d’ovocytes pour les agentes publiques

Sujet de la question : Autorisation d’absence relative au don d’ovocytes pour les agentes publiques

Lien : https://www.senat.fr/questions/base/2026/qSEQ260207660.html

Question de Mme LE HOUEROU Annie (Côtes-d’Armor – SER) publiée le 12/02/2026

Mme Annie Le Houerou attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l’État sur une disparité de droits entre les salariées du secteur privé et les agentes de la fonction publique.

D’après l’article L. 1225-16 du code du travail, une autorisation d’absence de droit avec maintien de salaire est garantie pour les salariées du secteur privé pour tous les actes nécessaires au don d’ovocytes prévu par l’article L. 1244-5, du code de la santé publique. Cependant, à ce jour, il semblerait qu’aucune disposition équivalente ne soit inscrite de manière explicite dans le code général de la fonction publique obligeant de fait, les agentes publiques à recourir à leurs congés personnels.

De plus, dans une circulaire datant du 24 mars 2017, relative aux autorisations d’absence dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation (PMA), il est inscrit que « Dans la fonction publique, les employeurs sont invités à accorder dans les mêmes conditions que dans le secteur privé, sous réserve des nécessités de service, des autorisations d’absence dans les situations analogues ». Aussi, il est indiqué que « lorsque l’agente publique reçoit une assistance médicale à la procréation (PMA), elle peut bénéficier d’une autorisation d’absence pour les actes médicaux nécessaires ». En outre, l’article L. 622-1 du code général de la fonction publique, relatif aux autorisations d’absence liées à la parentalité, renvoi à l’article L. 1225-16 du code du travail présenté ci-dessus, se rapportant toujours aux salariés « bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation ».

Le don d’ovocytes est un processus médical exigeant et contraignant qui nécessite un suivi rigoureux (une dizaine de jours de stimulation hormonale, des monitorages fréquents, des échographies et prises de sang…) qui justifient des autorisations d’absences pour les donneuses d’ovocytes de la fonction publique comme c’est déjà le cas pour le secteur privé.

Ainsi, elle l’interroge sur l’inclusion des seuls dons d’ovocytes dans ces « actes médicaux nécessaires à l’assistance médicale à la procréation » et si de fait, les donneuses d’ovocytes membres de la fonction publique peuvent prétendre à des autorisations d’absence avec maintien de salaire. Enfin, elle souhaite savoir si une modification des textes en vigueur relatif aux autorisations d’absence dans le code général de la fonction publique est envisageable afin de clarifier cette ambiguïté auprès de l’ensemble des agents.

Publiée dans le JO Sénat du 12/02/2026 – page 773

Transmise au Ministère de l’action et des comptes publics

Réponse du Ministère de l’action et des comptes publics publiée le 07/05/2026

L’assistance médicale à la procréation (PMA) est définie à l’article L. 2141-1 du code de la santé publique qui précise : « L’assistance médicale à la procréation s’entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, la conservation des gamètes, des tissus germinaux et des embryons, le transfert d’embryons et l’insémination artificielle. ». La définition légale de la PMA ne couvre donc pas les démarches de don d’ovocytes qui relèvent davantage d’une démarche en lien avec la santé (à l’image du don du sang par exemple). Les donneuses d’ovocytes ayant la qualité d’agent publics ne peuvent donc mobiliser pour ce motif le régime des autorisations spéciales d’absence pour se rendre aux actes médicaux nécessaires à une PMA prévu par les dispositions des articles L. 622-1 du code général de la fonction publique et L. 1225-16 du code du travail. Toutefois, l’article L. 1244-5 du code de la santé publique prévoit : « La donneuse bénéficie d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens et se soumettre aux interventions nécessaires à la stimulation ovarienne et au prélèvement ovocytaire. Lorsque la donneuse est salariée, l’autorisation est accordée dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article L. 1225-16 du code du travail ». Les dispositions de la première phrase de cet article sont directement applicables aux femmes agents publics, qui peuvent donc bénéficier de droit d’une autorisation spéciale d’absence pour donner leurs ovocytes, sans qu’il soit nécessaire de prévoir un texte d’application. À titre indicatif, le parcours de don d’ovocytes est d’une durée d’environ 4 à 6 mois, avec trois étapes principales : un rendez-vous au centre de don (signature du consentement et bilan médical), un traitement avec injection d’hormones pour la maturation des ovocytes (pendant 10 à 12 jours, impliquant 3 à 4 prises de sang et échographies) puis un prélèvement des ovocytes à l’hôpital.

Publiée dans le JO Sénat du 07/05/2026 – page 2242

« J’avais des facilités là où d’autres galèrent » : Laura Poncelet, 29 ans, raconte son don d’ovocytes

Titre : « J’avais des facilités là où d’autres galèrent » : Laura Poncelet, 29 ans, raconte son don d’ovocytes
Auteur de l’article : Marie Guibal
Date : 23 avril 2026
Adresse : https://www.larep.fr/orleans-45000/actualites/javais-des-facilites-la-ou-dautres-galerent-laura-poncelet-29-ans-raconte-son-don-dovocytes_14965494/