Témoignage: Joseph, donneur de spermatozoïdes en 1984.

Derrière le don de gamètes, il y a de vraies personnes qui ont un jour, choisi de s’engager dans cette démarche très particulière. Aussi, il est important de donner la parole aux femmes et aux hommes qui ont fait ce geste. Aujourd’hui, c’est Joseph, homme de 64 ans qui nous explique sa démarche réalisée en 1984.

Bonjour Joseph:

Tu as fait un don de spermatozoïdes au Cecos de Nancy en 1984 et tu as récemment contacté notre association pour apporter ton témoignage.

Peux-tu nous expliquer pourquoi et dans quel contexte tu as choisi de faire un don de gamètes?

Suite à la naissance de notre 3ème enfant, un médecin de la maternité de Nancy, patron du CECOS, nous a sollicités mon épouse et moi, pour venir en aide à des couples confrontés à la stérilité. J’ai accepté de devenir donneur.

Comment as-tu évoqué à l’époque le sujet du don de gamètes avec ta compagne?

Notre démarche a été celle d’un couple comblé venant en aide à d’autres couples confrontés à la stérilité.

• As-tu expliqué à tes enfants que tu as fait un don de gamètes?
Si oui, comment? Si non, pourquoi?

Notre famille a été informée de cette démarche en toute simplicité, nous en avons souvent plaisanté avec les enfants.

• Tu as aujourd’hui 64 ans. As-tu déjà envisagé le fait de ne jamais être recontacté par la ou les personnes qui pourraient être nées de ton don?
Comment le vis-tu?

Je me suis engagé sur le principe de l’anonymat, et je n’ai donc aucune attente personnelle. Par contre, je comprends parfaitement que les personnes conçues grâce à un don soient en recherche de leurs origines complètes. C’est pourquoi je m’efforce de rester visible afin d’être retrouvé par celles et ceux qui le souhaitent.
Il s’agit pour moi d’une dette morale.

En France, les candidats au don de spermatozoïdes sont peu nombreux, qu’est-ce qui, selon toi pourrait contribuer à motiver les hommes à se présenter dans les Cecos pour faire un don?

Après les débats concernant la levée de l’anonymat, je suis persuadé qu’une campagne d’information bien conçue, bien menée et bien relayée par les médias devrait suffire.

• Inciterais-tu des hommes de ton entourage à faire un don de spermatozoïdes? Si oui, pourquoi? Si non, pourquoi?

J’encourage tous les hommes en bonne santé à engager une démarche de don, simplement pour venir en aide, sans crainte ni attente. Je mesure avec un recul de 35 ans qu’il s’agit là d’une formidable aventure humaine.


Merci à Joseph pour son témoignage qui a le mérite de nous éclairer sur le fait que la pratique du don de spermatozoïdes n’est pas aussi récente qu’on pourrait le croire:
en effet, il est possible d’effectuer cette démarche depuis déjà 1973 au sein d’un Cecos en France. En 2017, on relevait seulement 404 donneurs de spermatozoïdes* sur tout le territoire français, un chiffre relativement faible compte tenu du nombre croissant de couples en attente d’un don de spermatozoïdes.

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*Notons que si le nombre de donneurs de spermatozoïdes est faible en France, il est intéressant de constater que le nombre de donneuses d’ovocytes est quant à lui bien plus élevé: si on dénombrait 404 donneurs de spermatozoïdes en 2017, pour la même année, on relevait 756 donneuses d’ovocytes (consulter les chiffres pour l’année 2017 de l’Agence de biomédecine).
Pour les donneurs comme pour les donneuses, ces chiffres prennent en compte les personnes ayant été au bout du processus du don de gamètes, c’est à dire chez qui les gamètes ont pu être prélevés.

Témoignage: Pierre Cabaré, député et donneur de spermatozoïdes il y a 30 ans

Photo député Pierre Cabaré

Pierre Cabaré, Député LREM de la Haute-Garonne.

Pierre Cabaré, né le 12 décembre 1957 à Toulouse, est un prothésiste dentaire et homme politique français, membre de La République En Marche (LREM).
Le 18 juin 2017, il a été élu député de la Haute-Garonne.

Le 22 septembre 2019, le journal l’Opinion publie l’article « PMA, don de sperme: quand la loi bioéthique résonne avec l’histoire intime des députés »
Photo article opinion


Nous citons un extrait de l’article en question:

« Il ne l’a confié qu’à certains de ses collègues. Pierre Cabaré, 61 ans, prothésiste dentaire, est député LREM de Haute-Garonne depuis juin 2017.
Il y a trente ans, il a fait un don de sperme**. L’un de ses frères le lui a demandé comme un service : avec sa femme, il avait recours à une insémination artificielle avec tiers donneur. Le fait pour le couple de se présenter eux-mêmes avec un donneur leur permettait d’obtenir en priorité un don d’une autre personne*. Alors, Pierre Cabaré n’a pas hésité longtemps »
.

Le 25 septembre, Monsieur le député Pierre Cabaré nous accueillait à l’Assemblée Nationale pour témoigner de son expérience en tant que donneur de gamètes.
Le témoignage ci-dessous est la retranscription écrite des paroles enregistrées par Frédéric Letellier-Cohen avec l’accord de monsieur Pierre Cabaré lors de l’entretien à l’Assemblée nationale.

Témoignage

Monsieur Pierre Cabaré: « Ce que je veux dire aujourd’hui, c’est d’abord que cette commission spéciale bioéthique est d’un intérêt particulièrement rare. J’aurai appris infiniment de choses.

J’ai dit sur « l’Opinion » que j’avais fait un don il y a une trentaine d’années. Je l’ai fait parce que c’était anonyme et j’ai levé cet anonymat parce qu’après une réflexion d’une dizaine d’années, j’ai pensé qu’il était utile si les enfants « demi-génétiques » devaient se manifester et donner pour leur intérêt et pour leur « construction » (entre guillemets car ils ont des parents qui les ont largement construits), et bien, je serai tout à fait d’accord pour lever ce secret.

Aujourd’hui, je ne regrette rien de ce que j’ai fait, je regretterais juste une chose à l’avenir, c’est que cela puisse se faire dans les mêmes conditions. Je crois absolument que ce don doit être accompagné d’explications. Ces explications, nous ne les avions pas.
On arrive au CECOS, on a une visite avec un psychiatre, l’assentiment de sa femme et à l’époque, il fallait avoir eu un enfant pour pouvoir faire un don. Et puis, cela se passait dans les jours qui suivaient. Je crois que cet accompagnement doit se faire dans un délai raisonnable. Un délai raisonnable, cela veut dire que suivant la personne, il faut qu’elle puisse avoir les réponses à ses questions, y compris parfois des questions que l’on ne se pose pas lorsque l’on fait ce don. Et puis, après avoir fait ce don, il faut pouvoir en reparler, et je crois que cela est important. Il faut pouvoir en reparler à chaque fois qu’il serait nécessaire de le faire. Ce n’est pas très fréquent mais moi vous voyez, 10 ans après, c’était à l’initiative d’un journaliste de la Dépêche du Midi qui me demandait un témoignage pour essayer d’entraîner d’autres personnes vers ce don, puisque cela se passe en décembre la journée du don, et que c’est une seule journée pour sensibiliser les personnes. C’est vrai qu’une journée, c’est court donc, on peut éventuellement réfléchir à la sensibilisation sur d’autres moyens et par d’autres formes, et tout au long de l’année sur ce type de don.

Je pense qu’il faut absolument lever le secret. Il faut lever ce secret (je le voterai d’ailleurs) parce que, si on explique, ce n’est pas un obstacle. Si on explique à quelqu’un, si on dit à la personne comment cela va se passer, les conséquences, forcément, cela ne va pas être un obstacle. Maintenant, c’est vrai que l’on n’expliquait rien, alors évidemment, quand on n’explique rien, on se pose des questions a posteriori et ce n’est jamais bon. Et puis, il semble nécessaire de parler aussi d’une chose à laquelle je n’avais pas pensé quand j’ai fait ce don. Je pense à mes enfants. Mes enfants n’étaient pas au courant de cela. Je ne les avais pas mis au courant parce que cela ne m’était pas venu à l’idée. Eh bien, je crois que parce que cela ne m’est pas venu à l’idée, il faut absolument que les donneurs soient renseignés aussi là-dessus parce qu’il faut leur donner l’idée de le dire. En le disant, forcément, cela lève beaucoup d’obstacles. Cela lève tout ce qui est interrogations autour de ce don.

C’est vrai que je n’ai pas su combien d’enfants pouvaient naître d’un don. Maintenant, je le sais, mais c’est aujourd’hui que je le sais. Je n’ai pas su si ces dons étaient pour la région, le département ou s’ils partaient dans d’autres régions de France. Parce qu’avec entre 5 et 10 enfants par donneur, il peut y avoir des chances de croisements et de consanguinité, donc là aussi, il faut informer.

La dernière chose, c’est qu’il faut informer et il faut que les personnes puissent poursuivre leur vie paisiblement sans avoir l’interrogation de se demander à quel moment quelqu’un pourra sonner à la porte pour dire « est-ce que je peux vous rencontrer parce que vous avez fait un don de sperme ? ». Ça aussi, il faut l’expliquer au départ. Il faut l’expliquer et il faut l’accompagner. Je crois que l’effet de surprise est très mauvais là-dessus.
En revanche, l’accompagnement, oui, j’y crois beaucoup. Il faut aussi pouvoir dire aux personnes, lorsque cela peut arriver, « vous serez prévenus ». Cela ne se passera pas forcément chez vous si vous ne le souhaitez pas mais cela peut se passer ailleurs.
Si l’enfant le demande, on va vous demander si vous voulez bien le rencontrer ou pas, mais la personne pourra ou pas le faire. Ce n’est plus anonyme mais vous avez encore la possibilité de pouvoir faire cette rencontre ou pas.

Je me suis posé la question pour moi, est-ce que je ferais cette rencontre ? J’y ai réfléchi autour d’un projet d’accompagnement. Dans ces cas-là, il faut expliquer au donneur et demander au donneur ce qu’il pense pouvoir dire au jeune (parce qu’à 18 ans, ce n’est plus un enfant) qui se présente. Au jeune qui se présente, y compris à ses parents aussi car finalement, il n’y a pas que le jeune qui est concerné. Bien souvent aussi, les parents, le père et la mère du jeune. À cela, il faut préparer cet entretien parce que deux donneurs seront très différents. Il ne s’agit pas de rentrer dans un cadre affectif (je crois que cela serait assez mauvais) mais dans un cadre de renseignement génétique et je crois que c’est uniquement dans ce cadre-là que cela doit pouvoir s’effectuer avec un donneur qui est bien conscient que son don n’a pas fait de lui un père. En tout cas, mon don n’a pas fait de moi un père ».

Pour en savoir plus sur le député Pierre Cabaré, vous pouvez vous rendre sur son site Internet : https://www.pierrecabare.com/

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*Pour aider l’un de ses frères en parcours PMA avec tiers donneurs, Pierre Cabaré a fait un don croisé anonyme, plus communément appelé « parrainage ». Emilie Goubert, co-fondatrice de notre association a eu l’occasion d’échanger quelques mots avec lui par téléphone: Bien que cette pratique soit interdite par la loi mais largement tolérée, le député l’a lui-même qualifié de « coutumière ». Terme assez juste qui ne fait que confirmer le caractère ambigue et questionnant de cette pratique. Pour en savoir plus,
le « parrainage » (ou don croisé anonyme) a fait l’objet d’un article à retrouver ici >

**Nous préférons le terme plus juste de « spermatozoïdes » à « sperme ». Utiliser l’expression « don de sperme » lorsque l’on évoque le don des gamètes masculins, bien que largement relayée dans divers articles et médias, est une erreur de langage facilitée par le fait que le mot « sperme » est plus cours et facile à écrire. Remettons donc les choses à leur place de cette manière: les spermatozoïdes sont les gamètes masculins (cellules reproductrices mâles), les ovocytes sont quant à eux, les gamètes féminins (cellules reproductrices femelles). Le sperme quant à lui est le liquide biologique contenant les spermatozoïdes. Nuance donc.

J’aimerais faire un don de spermatozoïdes, comment faire et à qui s’adresser ?

En France, le don de gamètes (ovocytes, spermatozoïdes) et l’accueil d’embryons sont, selon les 3 grands principes du don de gamètes, volontaires, gratuits et altruistes.
Le don de gamètes et d’embryon sont géré en France par les CECOS
(Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains). 

Pour faire un don de spermatozoïdes, il faut donc se rendre dans l’un des CECOS présent en France. Pour trouver le CECOS le plus proche de chez vous, rendez-vous sur la carte interactive ci-dessous et disponible sur le site www.dondespermatozoides.fr

https://www.dondespermatozoides.fr/les-centres-autorises/

Pour être candidat au don de spermatozoïdes, il faut:

• Avoir entre 18 et 45 ans.

• Être en bonne santé.

  • Attention, il faut bien être conscient qu’être en « bonne santé » ne suffit pas pour pouvoir être accepté comme donneur, il vous faudra d’abord passer plusieurs étapes d’analyses médicales et notamment un bilan génétiques pour vérifier que vous n’êtes pas porteur d’une anomalie grave que vous pourriez potentiellement transmettre à l’enfant qui pourrait naitre de votre don.
    Donc, gardez bien en tête qu’il est important d’avoir un maximum d’informations sur les pathologies que pourraient avoir les membres de votre famille (et cause de décès le cas échéant). Avant de vous engager dans les démarches, nous vous conseillons de consulter la liste des pathologies excluantes ou des « facteurs cumulatifs de risques » que nous avons publié dans un précédent article. Nous insistons sur ce point pour vous éviter un sentiment d’échec en cas de refus. Il faut donc comprendre que, malgré la motivation et l’envie d’aider, toutes les personnes qui se présentent dans les CECOS pour faire un don de gamètes ne sont pas toujours acceptées. 

À noter: Depuis le décret d’application du 13 octobre 2015, ll n’est plus obligatoire d’avoir au moins un enfant pour être candidat au don de gamètes*.
Les hommes qui n’ont pas d’enfant sont donc autorisés à se porter candidats pour faire un don de spermatozoïdes.

*(Ce décret autorise donc également les femmes sans enfant à se porter candidate au don d’ovocytes).

Nous vous proposons de lire attentivement la brochure de l’Agence de biomédecine qui expliquer en détail les démarches et les différentes étapes du don de spermatozoïdes: 

Brochure Agence de biomédecine – Page 1 (couverture)
Brochure Agence de biomédecine – Page 2
Brochure Agence de biomédecine – Page 3
Brochure Agence de biomédecine – Page 4
Brochure Agence de biomédecine – Page 5
Brochure Agence de biomédecine – Page 6

Pour terminer, nous vous proposons le témoignage d’un donneur qui a effectué son don de spermatozoïdes dans les années 2000.

Si vous souhaitez plus d’informations, notre association reste à l’écoute et disponible pour toutes vos questions. Informer et sensibiliser le grand public à l’intérêt du don de gamètes et d’embryon est notre priorité.

Pour nous contacter, plusieurs moyens à votre disposition:

Par mail : contact@donsdegametes-solidaires.fr
Sur Facebook: /donsdegametessolidaires
Sur Twitter: #DonsGametes

Par courrier :
Association Dons de gamètes solidaires
6 rue du Château des Rentiers
Boite aux lettres 2
75013 Paris

Témoignage de Christian, donneur de spermatozoïdes

Christian a récemment contacté notre association pour donner son point de vu concernant la levée de l’anonymat des donneurs. Pour en savoir plus sur son parcours et son expérience du don de gamètes, nous lui avons proposé de répondre à nos questions. Nous vous proposons aujourd’hui de lire son témoignage.

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Bonjour Christian:

Tu as fait plusieurs dons de gamètes dans les années 2000 et tu as récemment contacté notre association pour apporter ton témoignage.

  • Peux-tu nous expliquer pourquoi et dans quel contexte tu as choisi de faire plusieurs dons de gamètes?

Mon choix de prendre en charge la contraception de notre couple par le biais d’une vasectomie, s’est fait après avoir longuement discuté de l’irréversibilité de la méthode avec mon épouse. Pendant le processus précédant cette opération, il m’a été proposé par le CECOS de Rennes de faire des dons de spermatozoïdes. Habitué aux dons de sang et partisan depuis longtemps du don d’organes, j’ai tout naturellement accepté.

  • Comment as-tu évoqué le sujet du don de gamètes avec ta compagne?

La aussi, tout naturellement. Nous nous sommes seulement posé la question de savoir comment nous réagirions si l’un de nos enfants vivait en couple avec un(e) conjoint(e) nait dans la pèriode suivant mes dons.

  • As-tu expliqué à tes enfants que tu as fait des dons de gamètes?
    Si oui, comment? Si non, pourquoi?

À l’époque, non. Sans raisons particulières. Mais nous en avons toujours parlé librement avec des amis ou de la famille devant eux.

  • Peux-tu nous donner ton avis sur les conditions de ta prise en charge globale à l’époque?

Je me souviens que le processus m’a paru un peu long à l’époque avec le questionnaire sur mes ascendants et sur les éventuels problèmes de santé de la famille, mais c’est tout.

  • Quels sont les points positifs et les points négatifs que tu aimerais souligner?

Le point positif, comme avec tous dons, c’est la satisfaction de pouvoir aider des gens qui en ont besoin.

Le point négatif, c’est le côté un peu glauque des locaux d’accueil du CECOS, à l’époque.

  • La levée de l’anonymat des donneurs et donneuses de gamètes et des couples donneurs d’embryons, tu en pense quoi?

J’estime que la première étape logique et normale (au 21° siècle) serait de demander leur avis aux donneurs. En effet, je n’ai personnellement aucun problème avec la levée de l’anonymat si cela peut aider les personnes nées de ces dons. Si l’on donne, c’est par altruisme. Donc, si la levée de l’anonymat peut aider, il y a de fortes chances que l’on soit pour. Mais en France, on nous infantilise facilement et on décide pour nous plutôt que de nous demander notre avis.

  • En France, les candidats au don de spermatozoïdes sont peu nombreux,
    qu’est-ce qui, selon toi pourrait contribuer à motiver les hommes à se présenter dans les Cecos pour faire un don?

L’information, l’information, l’information. En effet, je pense qu’une bonne campagne d’information (conditions, lieux…) inciterai déjà pas mal d’hommes qui ne connaissent pas le processus à se présenter auprès des CECOS. Après, j’espère que les lieux sont plus sympa qu’à l’époque. Sinon, il faut les améliorer.

  • Inciterais-tu des hommes de ton entourage à faire un don de spermatozoïdes? Si oui, pourquoi? Si non, pourquoi?

Oui, bien sûr! Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est utile. A-t-on besoin d’autres raisons ?

• Pour terminer, as-tu quelque chose à ajouter? Une anecdote à nous faire partager?

Une anecdote, non. Je mentionnais la nécessité de faire de l’information. Elle est primordiale car je constate encore aujourd’hui que peu d’hommes connaissent la vasectomie ou alors, ils en ont une idée totalement fausse. Dans le même genre, je pense que le don de spermatozoïdes, comme tout ce qui est du domaine du « sexe », reste un peu tabou.

Christian BORTOLUZZI.

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Il est à noter que Christian a été donneur de gamètes dans le cadre d’une démarche de vasectomie. Une démarche que nous saluons car la vasectomie est une méthode de contraception masculine encore trop peu connue malgré son efficacité. 

Parce que ce sujet, comme le don de spermatozoïdes est encore trop peu connu du grand public, nous vous proposons un article du site LCI.fr du 22 février 2019:

https://www.lci.fr/bien-etre/sterilisation-de-plus-en-plus-de-vasectomies-en-france-le-nombre-d-hommes-ayant-recours-a-ce-moyen-de-contraception-a-double-en-4-ans-2112843.html

Dans son témoignage Christian insiste, et à juste titre sur le manque d’information en France à propos du don de gamètes et notamment du don de spermatozoïdes. Un manque d’information qui ne favorise pas le recrutement de candidats au don. Aussi, il nous parait utile de vous informer sur l’organisation du don de spermatozoïdes et quelles sont les démarches à suivre si vous souhaitez un jour être donneur. Lire l’article >