Journée Défense et citoyenneté

Tous les jeunes adultes français se doivent faire une « Journée Défense et citoyenneté ». La loi prévoit de délivrer une information sur le don de gamètes.

Nous sommes favorables à toutes les initiatives d’information sur le don de gamètes.

Article L114-3 du Code du service national

Lors de la journée défense et citoyenneté, les Français reçoivent un enseignement adapté à leur niveau de formation et respectueux de l’égalité entre les sexes, qui permet de présenter les enjeux et les objectifs généraux de la défense nationale, les moyens civils et militaires de la défense et leur organisation, le service civique et les autres formes de volontariat ainsi que les périodes militaires d’initiation ou de perfectionnement à la défense nationale et les possibilités d’engagement dans les forces armées et les forces de réserve. Ils sont sensibilisés aux droits et devoirs liés à la citoyenneté et aux enjeux du renforcement de la cohésion nationale et de la mixité sociale. La charte des droits et devoirs du citoyen français mentionnée à l’article 21-24 du code civil leur est remise à cette occasion. Ils bénéficient également d’une sensibilisation à la sécurité routière.

A cette occasion sont organisés des tests d’évaluation des apprentissages fondamentaux de la langue française. Il est délivré une information générale sur le don de sang, de plaquettes, de moelle osseuse, de gamètes et sur le don d’organes à fins de greffe. S’agissant du don d’organes, une information spécifique est dispensée sur la législation en vigueur, sur le consentement présumé et sur la possibilité pour une personne d’inscrire son refus sur le registre national automatisé prévu à l’article L. 1232-1 du code de la santé publique. Par ailleurs, une information est dispensée sur la prévention des conduites à risque pour la santé, notamment celles susceptibles de causer des addictions et des troubles de l’audition.

Une information consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la lutte contre les préjugés sexistes et à la lutte contre les violences physiques, psychologiques ou sexuelles commises au sein du couple est dispensée.

Télécharger l’article de loi au format PDF

Journée nationale du don de gamètes

Nous avons écrit au Ministre de la santé (M. Oliver VERAN) afin de solliciter la création d’un journée nationale sur le don de gamètes.

Nous espérons que notre requête sera étudiée avec bienveillance.

Contenu du courrier

Paris, le 25 juin 2020

Monsieur le Ministre,

Nous sommes une association de donneuses d’ovocytes et de donneurs de spermatozoïdes. Notre association s’efforce notamment d’informer et de sensibiliser au don de gamètes.

Si nous vous écrivons, c’est pour solliciter l’instauration en France d’une journée nationale de réflexion sur le don de gamètes et de reconnaissance aux donneurs.

Nous pensons que l’existence de cette journée serait bénéfique. Les délais d’attente pour bénéficier d’un don d’ovocytes peuvent atteindre les 3 ans du fait d’une pénurie de donneuses et c’est la raison pour laquelle, nous vous proposons la création de cette journée nationale qui pourrait aider à inciter davantage de personnes à faire un don de gamètes.

Actuellement, il existe des journées mondiales et nationales pour quasiment tous les types de dons à l’exception du don de gamètes :
– 14 juin 2020 : 17e Journée mondiale des donneurs de sang.
– 22 juin 2020 : 20e Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et de reconnaissance aux donneurs.
– 21 septembre 2020 : 8e Journée mondiale des donneurs de moelle osseuse.
– 17 octobre 2020 : 16e Journée mondiale du don d’organes.

En 2017, 122 donneurs français ont réalisé un prélèvement de moelle osseuse. En comparaison, en 2017, il y a eu 10 fois plus de donneurs de gamètes français (1160 donneurs de gamètes dont 756 donneuses d’ovocytes et 404 donneurs de spermatozoïdes). Nous pensons que le don de gamètes n’est pas moins important que les autres types de dons et qu’en conséquence, l’instauration d’une journée nationale dédiée à ce don se justifie pleinement.

L’organisation européenne « Fertility Europe » (http://www.fertilityeurope.eu) organise depuis 10 ans la semaine européenne de sensibilité à l’infertilité qui se déroule au début du mois de novembre. Nous pensons que la date de la Journée nationale de réflexion sur le don de gamètes pourrait être fixée au début du mois de novembre afin de coïncider avec la semaine européenne de sensibilité à l’infertilité.

Nous restons à votre entière disposition pour tout complément d’information que vous souhaiteriez obtenir.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Journées mondiales/nationales du don

Si vous lisez cet article, c’est que vous êtes probablement quelqu’un d’altruiste qui souhaite aider les autres. Si vous le pouvez, n’hésitez pas à faire un don de sang car les réserves sont malheureusement faibles.

J’en profite pour donner quelques dates de journées mondiales en lien avec le don :

14 juin : Journée mondiale du don du sang.

22 juin : Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs.

21 septembre : Journée mondiale du don de moelle osseuse.

17 octobre : journée mondiale du don d’organes et de la greffe.

Remarque

A quand une journée mondiale ou nationale de réflexion sur le don de gamètes ?
A titre personnel, je recommanderais de fixer sa date au début du mois de novembre, afin de la faire coïncider avec la journée nationale de l’infertilité qui se déroule durant la semaine européenne de sensibilisation de l’infertilité.

Pour information, il y a eu 158 prélèvements de donneurs de moelle osseuse en 2018, contre plus de 1000 donneurs de gamètes. Il serait faux de croire qu’un don de moelle osseuse est est plus difficile qu’un don d’ovocytes. Aussi, il me semble qu’il ne serait pas incohérent d’instaurer une journée nationale sur les dons de gamètes. Cette journée apporterait une reconnaissance aux donneurs et serait également de nature à inciter de nouvelles personnes à faire un don.

Chiffres don de moelle osseuse

À la recherche du sperme parfait

Description
Sommes nous tout·e·s égaux·les face au désir d’enfant ? Ce chemin vers la parentalité est pour certain·e·s semé d’embuches et de surprises. C’est le cas d’Aline Mayard, journaliste, qui a décidé de faire un enfant grâce à une PMA.

Très vite, des questions se posent autour du donneur : comment le choisir ? Quelles caractéristiques préférer chez lui ? Faut-il même le choisir, ou laisser le hasard faire le travail ?

« À la rechercher du sperme parfait » est une série d’Aline Mayard réalisée par Vincent Hiver.

Episodes

Les « extracteurs de sperme » arrivent en France !

Nous avons récemment appris que les CECOS et centres AMP de France vont au cours de l’année s’équiper d’une « machine à masturber ».
Machines a masturber

Présentation et fonctionnement du « masturbateur »

L’extracteur automatique de sperme est inspiré des tireuses de lait pour vaches.

La hauteur de la machine est ajustable. Sur le devant de l’appareil se trouve une tuyau de massage lubrifié à l’intérieur. L’utilisateur a la possibilité de modifier les paramètres du tuyau de massage (il peut par exemple moduler la vitesse, l’amplitude et la température). Ce tuyau de massage est pensé pour restituer les sensation de massage et de vibration d’un vrai vagin.

Le centre médical Jiangsu Sanwe pour la science médicale et la technologie déclare qu’il s’agit du meilleur équipement clinique de collecte de semence (liquide séminal). La machine « peut simuler un environnement vaginal, par massage, contractions nerveuses, succions, vibrations, etc… et permet de recueillir le sperme rapidement et en toute sécurité ».

Machine a masturber en action

Une fois la machine correctement configurée, le donneur peut placer son pénis dans la machine. Pour des raisons d’hygiène, le port du préservatif est obligatoire pour utiliser la machine. Il s’agit d’un préservatif particulier car il est dépourvu de toute substance susceptible de tuer les spermatozoïdes (spermicide).

Comme les mains du donneur ne sont pas occupées, le donneur peut utiliser l’écran de la machine afin de sélectionner le film de son choix. Enfin, il ne reste plus ensuite qu’à profiter des plaisantes sensations offertes par la machine.

Machine a masturber

Historique de la machine

C’est la société chinoise Sanwe Medical Equipment qui a mis au point la machine. Les premières machines ont été installées dans les hôpitaux chinois de Nanjing et Zhengzhou.

Les hôpitaux chinois équipés de cette machine disent que le nombre de donneurs a augmenté grâce à la machine. Un extracteur de sperme en Chine accueille en moyenne entre 20 et 30 utilisateurs par jour.

Cette machine est ensuite devenue populaire dans de nombreux autres pays tels que les États-Unis ou la Russie. Il y aurait plusieurs milliers de ces machines qui seraient vendues chaque année.

Entretien avec le docteur Pi, gynécologue
Docteur Pi, medecin gynecologue
Nous nous sommes entretenus par téléphone avec le médecin Pi (spécialisé en gynécologie) qui a aimablement accepté de nous renseigner sur l’arrivée en France de ces machines à masturber.

Tout d’abord, il nous a indiqué qu’il était selon lui préférable d’employer le terme de « Automatic Sperm Extractor » pour désigner la machine.

Il nous a expliqué que la France avait actuellement suffisamment de donneurs de spermatozoïdes mais qu’avec l’arrivée prochaine de la PMA pour toutes, les besoins allaient augmenter et qu’il faudrait davantage de donneurs de spermatozoïdes. Cela fait plusieurs mois que l’agence de la biomédecine, les centres AMP et le ministère de la santé réfléchissent à des solutions (comme par exemple améliorer les campagnes de sensibilisation au don) et que c’est dans ce contexte qu’a été décidé l’acquisition de ces machines, avec l’espoir que cela aide à attirer de nouveaux donneurs. Il est important de préciser que la décision d’acheter ces machines a été actée à la fin de l’année 2019, c’est-à-dire avant le début de l’épidémie de Covid-19.

La commande d’une trentaine de ces machines représente un budget d’environ 120.000€. Cette commande a notamment été possible grâce à l’augmentation du budget des centres de PMA qui a été décidée par le ministère de la santé afin d’aider les centres à se préparer à la PMA pour toutes.

Le docteur Pi nous a indiqué qu’il estimait que ces machines avaient un intérêt très limité (il a employé le terme de « gadget » pour désigner la machine). Pour l’instant, les dons de gamètes sont en pause à cause de l’épidémie de Covid-19 (voir l’article Les recommandations de l’agence de la biomédecine) mais il est convaincu que dans quelques mois, les médias ne manqueront pas de relayer l’existence de ces insolites machines (ce qui fera de la pub pour le don de gamètes), ce qui se traduira par une augmentation de candidats au don de spermatozoïdes.

Le docteur Pi a tenu à nous préciser que les candidats au don n’auraient pas l’obligation d’utiliser la machine et qu’ils auraient donc toujours la possibilité de réaliser une masturbation manuelle.

Enfin, le docteur Pi a indiqué qu’il se pourrait que cette invention puisse également servir pour certains hommes en parcours de PMA. En effet, il se pourrait que cette machine puisse aider à soigner les patients ayant un problème d’éjaculation précoce. (la notice accompagnant la machine indique : « Les forts courants frappent et frottent le gland pénien à plusieurs reprises afin de réduire l’excitabilité des terminaisons nerveuses et de rendre passif le nerf externe du gland et la surface du pénis ». La machine disposerait donc d’un programme de désensibilisation du pénis).

Les premières machines devraient être reçues ce mois-ci par les CECOS de Paris et de Lille (un léger retard est cependant possible à cause de la crise liée au Covid-19), et progressivement, chaque CECOS et centre AMP devrait disposer d’une machine avant la fin de l’année. La Fédération Française des CECOS et l’agence de la biomédecine feront un bilan en 2021 pour connaître le pourcentage de donneurs ayant décidés d’utiliser la machine, et savoir si celle-ci a permis d’attirer davantage de donneurs.

« Wellcum »

4 étudiants en M1 marketing à Sciences Po se sont vus confier le projet de créer une marque pour inciter au don de spermatozoïdes. Le cours s’appelait « La marque » et les consignes exactes de ce projet étaient les suivantes :
consignes projet
Ce projet a été réalisé de manière très sérieuse par les étudiants puisqu’ils sont allés à la rencontre du professeur Catherine PATRAT qui est chef du service biologie de la reproduction de l’hôpital Cochin, et d’un donneur de spermatozoïdes. Précisons que comme il s’agissait d’imaginer une marque fictive, cela leur a permis d’avoir la liberté de mettre une bonne dose d’humour.
Pr Catherine PATRAT
Donneur

Télécharger la présentation « Wellcum » (format PPS)

wellcum
pub wellcum
Les étudiants ont présenté leur travail le 3 décembre 2019.

« Belly Western, histoire d’un don d’ovocytes » s’expose au CHU de Nantes.

Au printemps 2015, j’ai commencé à m’intéresser vaguement au don d’ovocytes. Mais ça n’était pas encore le moment. Et puis, quelques mois plus tard, l’idée s’est inscrite plus profondément dans ma tête. J’avais envie d’en savoir plus. Et c’est ainsi qu’en juin 2015, je suis allé pour la première fois dans un CECOS qui, par chance se trouvait tout près de chez moi. Mais ce que je ne savais pas, c’est que le don d’ovocytes n’était pas encore ouvert aux personnes sans enfant. Et j’ai dû patienter quelques mois encore avant de pouvoir enfin entamer les démarches pour réaliser ce projet qui me tenait à coeur.
Et à force de devoir patienter, l’envie de faire un don d’ovocytes devenait une idée fixe.

Je me disais que c’était une drôle d’idée d’ailleurs, que de vouloir faire un don d’ovocytes alors même que je n’avais pas d’enfant… Alors, au fil de l’eau, j’ai écris, j’ai dessiné, pour comprendre, garder une trace, me souvenir et documenter de ce qui allait devenir une aventure humaine hors-norme. Et puisqu’elle était hors-norme et rare, il fallait
la raconter et la partager, c’est ainsi qu’est né « Belly Western Project ».

Puis, récemment, j’ai été accueilli par Dr Thomas Fréour et Dr Sophie Mirallié, médecins du service AMP et CECOS du CHU de Nantes pour exposer une série de dessins, objets, photos et images accumulés tout au long de mon parcours. Cette exposition directement inspirée de mon expérience personnelle de « donneuse » évoque cette démarche si particulière et encore trop confidentielle qu’est le don d’ovocytes et rend compte de cette aventure humaine, féminine, intime et passionnante qui m’a traversé.

L’exposition « Belly Western, histoire d’un don d’ovocytes » est visible
jusqu’au 11 octobre 2019 au coeur du service AMP-CECOS du CHU de Nantes (entrée libre et gratuite).

Quelques prises de vue de l’exposition:

Merci à Nadège, référante nantaise de l’association Collectif BAMP! pour sa visite le jour de l’accrochage de l’exposition.

Plus d’infos sur l’exposition:
> https://www.chu-nantes.fr/belly-western-histoire-d-un-don-d-ovocytes-91898.kjsp

Le projet:
> Belly Western Project.com
https://twitter.com/donneuseovocyte
https://www.facebook.com/BellyWesternProject

Je tiens à remercier personnellement Dr Thomas Fréour et Dr Sophie Mirallié pour la confiance qu’ils m’ont accordé ainsi que toute l’équipe du service AMP et CECOS du CHU de Nantes pour son accueil chaleureux. Merci à vous tous.tes!

Campagne d’information du Collectif Bamp!

Notre association a été récemment contactée par le Collectif Bamp! pour nous faire part de leurs propositions concernant le prochain projet de loi bioéthique.

Nous avons lu dans le détail les différentes propositions du Collectif Bamp! et nous soutenons la majeure partie des revendications énumérées.

Bien que nous saluions cette initiative, il a été décidé de ne pas apporter notre signature à cette campagne pour préserver l’indépendance de notre association vis-à-vis de différents points sur lesquels nous ne nous prononçons pas. Cependant, il nous semble important de relayer cette initiative pour permettre à chacun.e de la lire et ainsi de se faire sa propre opinion.

Précisons que même si nous ne nous prononçons pas sur certaines propositions de cette campagne, ces différents points pourront, nous l’espérons, faire l’objet de différents échanges et discussions en collaboration étroite avec le Collectif Bamp! dont nous saluons par ailleurs le travail et l’engagement mené depuis plusieurs années. 

Retrouvez la campagne du Collectif Bamp! ici:

https://www.factio.org/campagne/42/POUR_une_loi_de_bioethique

N’oublions pas que les questions bioéthiques, bien que parfois complexes nous concernent toutes et tous et chacun.e doit pouvoir accéder librement à l’information pour enrichir sa réflexion et partager son point de vue de manière éclairée.