[Café éthique] Contrôle des naissances : la possibilité de l’enfant parfait ?

Titre : [Café éthique] Contrôle des naissances : la possibilité de l’enfant parfait ?

Date : 17 mars 2021

Lien : https://www.ec-lyon.fr/evenements/2021/cafe-ethique-controle-naissances-possibilite-enfant-parfait

Résumé

Le désir d’enfant est accompagné de la projection de ce que sera cet enfant, jusqu’à parfois idéaliser un enfant « parfait », comme le moyen d’accéder au bonheur. Depuis plusieurs années déjà cette quête de l’enfant parfait interroge. Il est revenu au centre du débat public récemment, avec l’examen de la loi bioéthique de 2021 sur l’élargissement de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules ainsi qu’au travers des questions posées par les progrès de la manipulation génétique qui rendent possible la réalisation de cet enfant « parfait » avant même qu’il ne naisse (techniques CRISPR).

Est-il acceptable de pouvoir ainsi choisir les caractéristiques de son enfant ? Jusqu’où ces moyens biotechniques doivent permettre de modifier et anticiper des naissances ? Quels parents ne voudraient pas un enfant intelligent, beau, en bonne santé ou encore à son image ?

Intervenants

Jean-Louis Fischer, embryologiste et spécialiste de la tératologie, l’étude scientifique des malformations congénitales. Il a notamment dirigé une équipe pluridisciplinaire au CNRS étudiant la représentation de l’embryon humain. Devenu historien des sciences, il s’est intéressé à l’histoire des représentations de l’embryon humain. Il est l’auteur notamment de l’ouvrage paru en 2009 L’art de faire de beaux enfants.

Dominique Aubert Marson, observatrice au Comité international de bioéthique (UNESCO) et maître de conférences retraitée de l’Université Paris-V-René-Descartes, où elle a enseigné la biologie cellulaire, la génétique, l’histoire des sciences et la bioéthique. Chaque année, elle anime de nombreuses conférences grand public en sciences de la vie et en histoire des sciences. Elle est également l’auteur de L’Histoire de l’Eugénisme, paru en 2010.

Article « Vienne : un couple infertile fait la promotion du don d’ovocytes »

Lien de l’article : https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/vienne-un-couple-infertile-fait-la-promotion-du-don-d-ovocytes-1996267.html

Date : 13 mars 2021

Auteur : Marie-Ange Cristofari

L’article met en valeur le beau geste de la donneuse d’ovocytes Laura Delaleu. Bravo à elle et à toutes les autres donneuses !

Déconfiner la bioéthique à la française: présentation critique de la dernière révision de la loi

Le Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé a organisé un Atelier de droit civil avec le professeur Daniel Borrillo, Université de Paris Nanterre et CNRS (CERSA-Paris II Panthéon).

Date : 10 mars 2021 à 13h (heure du Canada)

Lien : https://www.mcgill.ca/law/fr/channels/event/deconfiner-la-bioethique-la-francaise-presentation-critique-de-la-derniere-revision-de-la-loi-329170

Résumé

Le dispositif bioéthique français se caractérise par un fort interventionnisme de l’État aussi bien sur le contenu des normes que sur la méthode de création et de révision législatives. Il suffit qu’une question soit considérée comme appartenant au domaine juridique de la bioéthique pour qu’elle se trouve automatiquement soumise à un traitement politique spécifique. C’est cette spécificité que l’on appelle « bioéthique à la française ». Construit sur le modèle de l’expertise articulée et contrôlée par l’État, la loi bioéthique apparaît comme un révélateur de l’impossibilité de la culture politique et juridique française à faire confiance à l’individu qui apparaît rarement comme une source de créativité et d’indépendance mais comme un être irresponsable, brutal et sans scrupule qui ne vise qu’à opprimer les autres et s’enrichir à leurs dépens. C’est pourquoi, la bioéthique n’est pas conçue pour informer, expliquer, clarifier les enjeux, mais plutôt pour proscrire, censurer et se substituer aux personnes concernées. C’est aussi pourquoi, le dispositif bioéthique est destiné d’avantage à l’établissement des limites et des bornes plutôt qu’à l’élargissement du domaine des libertés offertes par la science, laquelle est présentée de surcroit comme étant à l’origine des nouvelles formes d’esclavage et d’aliénation.

Daniel Borrillo est enseignant-chercheur en droit privé à l’Université de Paris Nanterre et chercheur au CNRS (CERSA-Paris II Panthéon). Auteur de plusieurs ouvrages sur le droit de la bioéthique, la régulation des sexualités et le droit de la non-discrimination, il a participé à l’élaboration du Pacs et du mariage pour tous en France, de la loi sur l’identité de genre en Argentine et des politiques publiques d’égalité de genre et des sexualités pour la commission européenne.

Conférence « Le droit aux origines: du domaine de l’adoption à celui de la PMA ».

L’Institut des humanités en médecine du CHUV, en collaboration avec le Centre en études genre, la Faculté de Droit et la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL, organise un cycle de conférences sur la question du « droit aux origines ».

Télécharger le programme détaillé (PDF)

Télécharger le flyer de la conférence (PDF)

Formulaire d’inscription : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdnZqW6gh2_EaoMoOrqQR6fiAmNANceqd7wJeiub0onqNWubQ/viewform?vc=0&c=0&w=1&flr=0




Questions pour la clinique psychanalytique à partir d’une situation d’homoparentalité

Sujet : Questions pour la clinique psychanalytique à partir d’une situation d’homoparentalité

Auteurs : Alain Ducousso-Lacaze

Date de mise en ligne : 2014

Résumé :
L’évolution du rapport de nos sociétés à l’homosexualité interroge-t-elle nos conceptions psychanalytiques de l’homosexualité ? L’auteur explore cette question à partir de recherches cliniques sur l’homoparentalité. Une autre est soulevée : l’étude de l’homoparentalité interroge-t-elle les conceptions psychanalytiques de la famille ? Les recherches cliniques ne remettent pas en question la psychanalyse dans ses fondements théoriques et cliniques mais questionnent ce que ses conceptions théoriques de l’homosexualité et de la famille doivent aux normes sociales d’une époque. L’étude de cas proposée illustre comment, dans le couple homosexuel, la différence sexuelle peut être à l’œuvre, comment les enjeux œdipiens peuvent être réactualisés par l’accès à la parentalité, comment la bisexualité psychique sous-tend la construction du lien de couple et à l’enfant.

Plan :
Le couple homosexuel et la différence sexuelle
Le devenir parent et la réactualisation des enjeux œdipiens
Le choix de la conception et les liens intergénérationnels
Le lien au donneur
Conclure ?

Citation : Ducousso-Lacaze Alain, « Questions pour la clinique psychanalytique à partir d’une situation d’homoparentalité », Dialogue, 2014/1 (n° 203), p. 15-27. DOI : 10.3917/dia.203.0015. URL : https://www.cairn.info/revue-dialogue-2014-1-page-15.htm

Lien du document : : https://www.cairn.info/revue-dialogue-2014-1-page-15.htm

Extraits :

Enquête sur le don d’ovocytes

Le Dr Anne MAYEUR LE BRAS (médecin à l’AP-HP) réalise dans le cadre d’une thèse une enquête sur un type particulier de don d’ovocytes. Si vous avez un peu de temps, merci de visionner la vidéo et ensuite, de cliquer sur le lien menant à l’enquête.

Lien vers l’enquête : https://form.dragnsurvey.com/survey/r/bb8af67c

Je recopie le courrier parlant de cette enquête.

Chèr(e) collègue(s), chèr(e)s ami(e)s,

Nous effectuons actuellement une enquête concernant le don d’ovocytes et plus précisément sur la place dans l’intellect féminin de l’importance de la transmission génétique. Ce questionnaire intègre notamment des questions sur la thématique du transfert de pronoyaux : une donneuse d’ovocyte serait-elle plus encline à donner sachant que son ADN (nucléaire) ne serait pas transmis ? A l’inverse, une receveuse serait-elle plus encline à recevoir sachant qu’il s’agit « uniquement » d’un don de cytoplasme ?

Nous vous serions extrêmement reconnaissant si vous vouliez bien répondre au questionnaire :
Via le lien internet suivant :
https://form.dragnsurvey.com/survey/r/bb8af67c
Ou via le QR code ci-dessous

L’Objectif est bien entendu… d’obtenir un maximum de répondants ! Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à diffuser le lien via vos réseaux sociaux.

Cette enquête est totalement anonyme, aucune donnée n’est identifiante et aucune donnée sensible n’est recueillie. L’adresse IP du répondant n’est pas enregistrée.

En vous remerciant de l’aide que vous nous apportez

Amitiés,

L’unité de Biologie de la Reproduction-CECOS d’Antoine Béclère

Maternité par procréation médicalement assistée : mais d’où viennent les enfants ?

Sujet : Maternité par procréation médicalement assistée : mais d’où viennent les enfants ?

Auteurs : Éva Weil

Date de mise en ligne : 2019

Résumé
L’enfant en vient maintenant à s’occuper du premier, du grand problème de la vie et se pose la question : d’où viennent les enfants ? […] Que l’enfant croisse dans le corps de la mère n’est manifestement pas une explication suffisante. Comment y entre-t‑il ? Qu’est ce qui déclenche son développement ? Que le père y soit pour quelque chose est vraisemblable ; il dit bien que l’enfant est aussi son enfant (Freud S., 1908c, p. 17 et 21).
Ces premières questions des enfants soulevées par la curiosité concernant le gros ventre de la mère, ou d’une autre femme, semblent être le moteur de toute recherche intellectuelle, qui va trouver là un lieu d’expérimentation sous couvert d’avancée scientifique persistant à l’âge adulte.
Mon expérience clinique, déjà longue, dans les services de médecine de la reproduction de l’APHP m’a amené à rencontrer des patients qui veulent un enfant et se voient confrontés à la nécessité de recourir à un don de gamètes, d’embryon et peut-être bientôt à une greffe d’utérus. Ils nous confrontent à la question, posée plus haut et toujours actuelle : « d’où viennent les enfants ? » qui concerne aussi les patients fertiles faisant don de leurs gamètes, de leurs embryons cryoconservés. Les équipes médicales demandent à ces patients fertiles, sous couvert des lois et circulaires, d’exposer leurs motivations, en particulier, la nature de ce qui est donné. Ceci laissera entier, pour tous, le mystère de la création de l’humain.
Un couple peut demander un don de gamètes, nécessairement anonyme, en France actuellement, quelquefois, non anonyme dans certains pays d’Europe tout près, et aux États-Unis…

Citation : Weil Éva, « Maternité par procréation médicalement assistée : mais d’où viennent les enfants ? », dans : Hélène Parat éd., Maternités. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Débats en psychanalyse », 2019, p. 115-129. URL : https://www.cairn.info/maternites–9782130786986-page-115.htm

Lien du document : : https://www.cairn.info/maternites–9782130786986-page-115.htm

Comme un air de famille

Lydia est une richissime scientifique solitaire de vingt-neuf ans, Robyn une belle et prometteuse étudiante en médecine et Dean un très jeune père, déjà veuf et un peu dépassé. Ils n’ont a priori rien en commun, si ce n’est… leurs gènes ! Issus du même don de sperme, ils ont grandi se croyant seuls au monde et se découvrent soudain une fratrie. Chacun, à un tournant de sa vie, va se plonger dans une bouleversante quête d’identité. Un donneur de sperme, sur le point de mourir, souhaite savoir ce que sont devenus les enfants issus de ses dons.

Ce livre est paru précédemment sous le titre : « Quatre naissances et un enterrement  »

Informations bibliographiques
Éditeur : FRANCE LOISIRS
Auteur : Lisa Jewell
Parution : 2012
Nb. de pages : 544 pages
EAN : 9782298059441
ISBN : 2298059446

Transgender fathering: Children’s psychological and family outcomes

Sujet : Transgender fathering: Children’s psychological and family outcomes

Auteurs : Agnès Condat (1,2), Grégor Mamou (3), Chrystelle Lagrange (1), Nicolas Mendes (1,4), Joy Wielart (1), Fanny Poirier (1), François Medjkane (5), Julie Brunelle (1), Véronique Drouineaud (4), Ouriel Rosenblum (1,4), Nouria Gründler (1,4), François Ansermet (6), Jean-Philippe Wolf (4,7), Bruno Falissard (8), David Cohen (1,9)
1) Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, Hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France,
2) CESP INSERM 1018, ED3C, Université Paris Descartes, Paris, France,
3) Clinique Dupré , Fondation Santé des Etudiants de France, Sceaux, France,
4) Service Biologie de la Reproduction–CECOS, Hôpital Cochin, AP-HP, Paris, France,
5) Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent, CHU de Lille, Lille, France,
6) Service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Département de l’enfant et de l’adolescent, Hôpitaux Universitaires de Genève, Geneva, Switzerland,
7) Université Paris Descartes, Paris, France,
8) Inserm, U669, Paris, France, 9 Institut des Systèmes Intelligents et de Robotiques, Université Pierre et Marie Curie, Paris, France

Date de mise en ligne : 19 novembre 2020

Résumé
Medical advances in assisted reproductive technology have created new ways for transgender persons to become parents outside the context of adoption. The limited empirical data does not support the idea that trans-parenthood negatively impacts children’s development. However, the question has led to lively societal debates making the need for evidence-based studies urgent. We aimed to compare cognitive development, mental health, gender identity, quality of life and family dynamics using standardized instruments and experimental protocols in 32 children who were conceived by donor sperm insemination (DSI) in French couples with a cisgender woman and a transgender man, the transition occurring before conception. We constituted two control groups matched for age, gender and family status. We found no significant difference between groups regarding cognitive development, mental health, and gender identity, meaning that neither the transgender fatherhood nor the use of DSI had any impact on these characteristics. The results of the descriptive analysis showed positive psycho-emotional development. Additionally, when we asked raters to differentiate the family drawings of the group of children of trans-fathers from those who were naturally conceived, no rater was able to differentiate the groups above chance levels, meaning that what children expressed through family drawing did not indicate cues related to trans-fatherhood. However, when we assessed mothers and fathers with the Five-Minute Speech Sample, we found that the emotions expressed by transgender fathers were higher than those of cisgender fathers who conceived by sex or by DSI. We conclude that the first empirical data regarding child development in the context of trans-parenthood are reassuring. We believe that this research will also improve transgender couple care and that of their children in a society where access to care remains difficult in this population. However, further research is needed with adolescents and young adults.

Mots clés : Assistance médicale à la procréation, Pédopsychiatrie, Centre médico-psychologique, Parentalité, Développement psychologique

Citation : Condat A, Mamou G, Lagrange C, Mendes N, Wielart J, Poirier F, et al. (2020) Transgender fathering: Children’s psychological and family outcomes. PLoS ONE 15(11): e0241214. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0241214

Lien du document : : https://doi.org/10.1371/journal.pone.0241214

Licence : : Copyright: © 2020 Condat et al. This is an open access article distributed under the terms of the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original author and source are credited.

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